En salles depuis le 10 août, La Planète des Singes : les Origines de Rupert Wyatt n’est pas, comme l’on pourrait s’y attendre, une préquelle de la saga, mais plutôt un antiépisode original qui perpétue la mythologie instaurée par les romans et les films précédents.
Il me sera difficile dans cette critique de ne pas comparer ce film aux autres oeuvres de la saga. Contrairement à ce que l’on a pu entendre, ce film n’est pas une préquelle à la saga des années 1970 ; bien qu’il ait des thèmes similaires à l’ancienne saga, il réussit toutefois à s’en démarquer. Il n’est plus question en effet ici du désastre nucléaire ou de ségrégation : l’idée du film est l’accès à la conscience. Certaines personnes verront dans ce film un plaidoyer écologiste, mais il me semble qu’il se place plutôt dans l’optique d’un groupe qui accède à la conscience et se rend compte de sa situation. Et c’est là que ce film se démarque de ses aînés.
En ce qui concerne l’aspect technique du film, l’on ne peut être que dithyrambique. Ne serait-ce que pour les effets spéciaux, l’esthétique des singes est bluffante (sceptique au début au fur et à mesure, j’ai finalement été convaincu), et elle parvient à conférer une certaine humanité aux singes. En ce qui concerne la mise en scène, elle est assez simple : comme les récents blockbusters (mis à part des films comme Inception…), l’essentiel du film est surtout basé sur l’action, mais la mise en scène a quand même l’indéniable qualité de donner un rythme assez rapide à ce métrage, bien que les scènes d’action (surtout la dernière) y sont très courtes.
Pour les acteurs, on ne peut que souligner le jeu exceptionnel d’Andy Serkis qui interprète le singe César. Cet acteur, surtout habitué à jouer des personnages en images de synthèse, réussit à voler la vedette à James Franco et tout le casting humain. En bref, La Planète des Singes : les Origines constitue un bon divertissement pour cet été.
Freddy Fiack

